Assistants médicaux :
La CPTS ReGards maintenant facilitateur !
Ce nouveau projet porte sur 3 objectifs généraux :
- Accompagner & informer les médecins au sujet des démarches et engagements
- Accompagner & informer les assistants médicaux déjà en poste sur le territoire
- Créer du lien entre l’offre et la demande en se rapprochant des organismes de formation
A RETENIR :
Pour répondre à toutes vos questions, un binôme d’animatrices expertes, Nathalie Levrot et Claire Faury, est à votre disposition.
Elles animent également un groupe WhatsApp « Retex AM », ouvert à tous les Assistants Médicaux du territoire et vous propose d’organiser des retours d’expérience au sein de vos structures d’exercice afin d’échanger sur ce nouveau métier.
Propos suivants recueillis auprès de Nathalie et Claire :
Quel est le rôle d'un(e) assistant(e) médical(e) ?
L’assistant médical doit permettre de libérer du temps médical, mieux prendre en charge les patients, coordonner les parcours et s’engager plus fortement dans des démarches de prévention. Chaque médecin détermine les missions de son assistant(e).
Quelles sont les aides de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie ?
L’emploi d’assistants médicaux est facilité par le versement d’une aide financière par l’Assurance Maladie. Le montant de l’aide et l’impact sur la patientèle peuvent être calculé via le simulateur sur AMELI ou avec l’aide du délégué d’assurance maladie du secteur.
Tous les médecins libéraux y compris les médecins nouvellement installés, quelle que soit leur spécialité peuvent bénéficier de cette aide à l’emploi dès lors :
- Qu’ils exercent en secteur 1 ou 2 avec engagements de modérations tarifaires (OPTAM et OPTAM-CO). Des aménagements spécifiques au contrat peuvent aussi être proposés au médecin en situation d’handicap ou atteint de maladie chronique
- Le médecin peut recruter l’assistant médical directement ou par l’intermédiaire d’un groupe de médecins ou d’une structure organisée en groupement d’employeurs
- Seuls les radiologues, radiothérapeutes, stomatologues, anesthésistes, médecins anatomo-cytopathologistes et médecins nucléaires n’ont pas accès à l’aide à l’emploi d’un assistant médical compte tenu des spécificités de leur pratique
- Les chirurgiens sont éligibles au dispositif dès lors que leurs honoraires issus d’actes de la classification commune des actes médicaux (CCAM) représentent moins de 20 % de leurs honoraires totaux
- Pour être éligibles à cette aide, les médecins généralistes doivent avoir plus de 775 patients dans leur patientèle médecin traitant. L’emploi d’un assistant médical se justifie pleinement à partir d’un certain nombre d’activité. Les 30 % de médecins ayant les plus faibles patientèles ne sont pas concernés c’est-à-dire les médecins du 30ème percentile (sit « P30) au regard de la distribution nationale des médecins en effectifs de patientèle adulte et enfant établie le 31 décembre 2021
- Pour les médecins des autres spécialités, la condition pour bénéficier de l’aide à l’emploi d’un assistant médical est d’avoir été consulté au moins une fois par un certain nombre de patients différents (ce qu’on appelle « la file active ») correspondant au « P30 » de la distribution nationale en effectifs de patientèle établie le 31 décembre 2021 pour chaque spécialité
Il est à noter que les conditions d’exercice de manière regroupée, dans un cabinet d’au moins 2 médecins et de manière coordonnée ont été supprimées par le règlement arbitral du 1er mai 2023.
Quels sont les options et montants de financement ?
Le niveau de financement octroyé par l’Assurance Maladie varie selon le temps pendant lequel le médecin souhaite employer l’assistant médical.
Cette aide à l’emploi contribue au financement du salaire de l’assistant médical (mi-temps ou temps plein).
Son montant peut se situer entre 18 000 et 36 000 euros la 1ère année et entre 10 500 et 21 000 à partir de la 3e année.
Cette aide est pérenne et renouvelable à l’échéance du contrat de 5 ans signé avec la caisse. Par ailleurs, le montant peut être majoré pour les médecins ayant les patientèles de départ les plus importantes.
À noter : l’option d’emploi à hauteur d’1/3 ETP a été supprimée par le règlement arbitral du 1er mai 2023.
Avec le règlement arbitral du 1er mai 2023, 2 options sont proposées aux médecins.

Dans le cas des médecins à très forte patientèle (entre P90 et P95), le montant de l’aide est majoré à compter de la 3e année
Dans le cas des médecins au P95 et au-delà, le montant reste identique au montant de la 1ère année pendant toute la durée du contrat.
Quel est l'objectif de progression de la patientèle ?
Le médecin décide selon sa pratique et l’organisation de son cabinet comment il souhaite être épaulé par un assistant médical. Il détermine les missions qu’il souhaite lui confier : soutien administratif, accompagnement de la consultation, organisation et coordination avec les autres acteurs de santé.
L’aide à l’emploi d’un assistant médical prévoit que le médecin s’engage à assurer l’accueil et la prise en charge de nouveaux patients grâce au temps dégagé par l’assistant médical.
En contrepartie du financement, un objectif individuel de progression de la patientèle est ainsi fixé. Il est déterminé en fonction de la taille de la patientèle du médecin traitant ou de sa file active telle qu’observée en fonction des données disponibles au moment de la signature de l’accord.

Les engagements à prendre davantage de patients sont proportionnés à la taille de départ de la patientèle du médecin. Plus sa patientèle est déjà conséquente, moins il aura à accueillir de nouveaux patients.
Pour les médecins généralistes et les pédiatres, ces objectifs s’appliquent aussi bien pour la patientèle qui les a désignés comme médecin traitant que pour leur file active (nombre de patients différents vus au cours des 12 derniers mois).
Afin que l’appui de l’assistant médical produise tous ses effets, ces engagements ne sont pas vérifiés les deux premières années et ce n’est qu’à compter de la troisième année que l’aide versée sera modulée en fonction de l’atteinte des engagements prévus.
Le calcul est du nombre de patients supplémentaire est possible via le simulateur de l’assurance maladie sur le site ameli.fr ou avec l’aide et les conseils du délégué d’assurance maladie (DAM)
Le versement de l'aide à l'emploi
Le montant de l’aide versée est annuel, pérenne et évolutif dans le temps : il diminue au fur à mesure que le surplus d’activité apporté par l’assistant médical permet d’augmenter les revenus du cabinet. À partir de la troisième année, il devient stable.
Pour les deux premières années du contrat signé entre le médecin et l’Assurance Maladie, l’aide est versée en une fois, dans le mois qui suit la signature du contrat et l’année suivante à sa date anniversaire.
À partir de la 3e année, l’aide est versée en 2 fois, sous la forme d’un acompte de 50 % puis d’un solde, tous deux versés dans les deux mois qui suivent la date de signature du contrat. Le solde prend en compte une éventuelle non atteinte de l’objectif de l’année lors de l’année écoulée. L’aide annuelle est alors proratisée selon le taux de non atteinte de l’objectif de l’année écoulée et l’acompte déjà versé est soustrait du solde à payer.
Dans quelles spécialités ou structures ?
L’assistant médical peut exercer en milieu hospitalier ou dans un cabinet médical chez un médecin généraliste ou spécialiste.


Quelles sont les missions d'un(e) assistant(e) médical(e) ?
Les missions d’un assistant médical sont détaillées dans le cadre du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) élaboré par la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi et la Formation Professionnelle (CPNEFP) de la Convention collective du Personnel des Cabinets Médicaux.
C’est le médecin qui choisit les missions qu’il confie à l’assistant médical, dans le respect du référentiel.
A titre indicatif, voici ce que peut faire un assistant médical, la liste n’est pas exhaustive :
- des tâches de nature administrative : elles consistent en des missions sans lien direct avec le soin, comme par exemple : l’accueil du patient, la création et la gestion du dossier informatique du patient, appui et mise en place de la télémédecine, gestion du suivi des renouvellements des ALD via Amelipro, etc.
- des missions en lien avec l’activité médicale au cabinet : préparation et déroulement de la consultation (aide à l’habillage, au déshabillage, prise de constantes (tension, poids, taille…) ; préparation et aide à la réalisation d’actes techniques (ECG, spirométrie, polygraphie, test mémoire, ERTL, tests visuels, tonométrie, audiométrie, (appareils automatiques autorisés) suivi et gestion des stocks des dispositifs médicaux, stérilisation du matériel médical, volet prévention : remise kits hémocult, sensibilisation des patients aux dépistages de masse, mise à jour du dossier patient sur le suivi des vaccinations, suivi des ETP….
- des missions d’organisation et de coordination : les assistants médicaux peuvent remplir une mission de coordination notamment avec les autres acteurs intervenant dans la prise en charge des patients.
Attention : les fonctions de l’assistant médical sont des missions propres et ne doivent pas se limiter aux seules fonctions qui seraient exercées par un secrétariat médical.
Quelle certification professionnelle pour un(e) assistant(e) médical(e) ?
La CPNEFP (Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) des cabinets médicaux, avec la participation de la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins), a élaboré un référentiel d’activités et de compétences, ainsi qu’un référentiel d’évaluation pour la délivrance du CQP assistant médical (Certificat de Qualification Professionnel). Ce dernier a été inscrit par France Compétences au Répertoire national des certifications professionnelles sous le N° RNCP 36358 – Code NSF331 en date du 22 avril 2022.
Il est à ce titre, et depuis cette date, pleinement reconnu par l’Etat. Les délivrances des premiers CQP ont commencé.
BLOC 1 : SUIVI DU PARCOURS DE SANTE DU PATIENT
- Examens et soins courants en cabinet médical
- Parcours de santé et coordination
- Vaccination et dépistages
- Politiques de santé publique
BLOC 2 : ACCUEIL ET PRISE EN CHARGE ADMINISTRATIVE DES PATIENTS
- Création et suivi d’un dossier patient
- Vocabulaire médical
- Logiciel médical
- Communication avec les patients
- Télémédecine
BLOC 3 : HYGIENE ET QUALITE
- Gestion du risque contaminant
- Identito-vigilance et pharmacovigilance
BLOC 4 : ASSISTANCE OPERATIONNELLE AU PRATICIEN HYGIENE ET QUALITE
- AFGSU Niveau 1
- Constantes et mesures
- Gestion des stocks
- Assistance technique au praticien
Le coût de la formation est pris en charge par l’OPCO EP selon des barèmes déterminés et la nature de la cotisation légale ou conventionnelle acquittée par le médecin.
Pour les frais de formation, le médecin employeur fait une demande sur le site de l’OPCO EP pour obtenir le règlement de celle-ci directement à l’organisme de formation agrée.
A compter du 1er janvier 2024, le salaire de l’assistant médical ne sera plus compensé ou indemnisé par l’OPCO-EP durant ses jours de formation. En revanche l’aide de l’Assurance Maladie reste intégralement versée durant cette période.
Quels sont les profils pour être assistant(e) médical(e) ?
Le métier d’assistant médical est avant tout un métier humain ; il faut aimer le contact et avoir de l’empathie. Pour exercer dans ce domaine, il sera nécessaire de faire preuve de dynamisme et de discrétion, mais aussi savoir respecter le secret médical. La maîtrise des outils informatiques et les travaux cliniques en rapport avec le métier d’assistant médical viennent compléter les qualités requises.
Il est primordial qu’il y ait entre le praticien et son assistant une réelle relation de confiance permettant de former un binôme et de favoriser la délégation des tâches en toute sérénité.
Selon l’arrêté du 7 novembre 2019 relatif à l’exercice de l’activité d’assistant médical, sont autorisés à exercer la fonction d’assistant médical les détenteurs des diplômes d’Etat suivants : infirmier, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, et les détenteurs du certificat de qualification professionnelle d’assistant médical.
Après leur embauche, les assistants médicaux ont 2 ans pour engager la formation et 3 ans pour obtenir leur Certificat de qualification professionnelle (CQP) d’assistant médical, ou par les infirmiers, auxiliaires de puériculture, aides-soignants déjà diplômés, une attestation de Formation d’adaptation à l’emploi (FAE) dans le champ de l’organisation et de la gestion administrative d’un cabinet médical.



























